Historique, description et effets

La cocaïne (ou chlorhydrate de cocaïne de son nom scientifique) se présente généralement sous la forme d'une fine poudre blanche, cristalline et sans odeur. Elle est extraite des feuilles de cocaïer. Sa saveur est amère et provoque une sensation d'engourdissement sur la langue quand on la goûte.

 

La cocaïne est un alcaloïde naturel extrait d'un arbuste d'Amérique du Sud : le cocaïer ou erytroxylon, dont le tronc est blanchâtre et rugueux. La fleur est petite et blanche, le fruit comporte un noyau, on ne trouve des traces d'alcaloïde que dans les feuilles.

Originaire des Andes, le cocaïer est un arbuste cultivé en Amérique du Sud, en Indonésie et dans l'Est africain. C’est utilisé de manière empirique, de très longue date par les Indiens des Andes qui mâchent les feuilles de coca ou les consomment en infusion pour les aider à résister à la fatigue et afin de faire disparaître la sensation de faim et de froid ou encore se protéger des effets de l'altitude. En 1860, le chimiste autrichien Albert Niemann isole le principe actif des feuilles de coca étant la cocaïne et en décrit l'action anesthésique. Mais il meurt peu de temps après et c'est Wilhem Lossen qui trouve la formule brute en 1865, prouvant qu'il s'agit bien d'un alcaloïde. Mais ce n'est qu'en 1879 que le physiologiste Wassili von Anrep établit les propriétés psychotrope sur un modèle animal. Dix ans plus tard, des dérivés sont utilisés pour les anesthésies locales et, aux Etats-Unis, la cocaïne fut administrée comme tonique. Depuis les années 1930, la consommation de cocaïne s'est progressivement répandue, notamment sous l'impulsion des cartels de trafiquants sud-américains. En Occident, elle est classée comme stupéfiant. La cocaïne est parfois frelatée, coupée ou mélangée à d'autres substances par les trafiquants, ce qui accroît sa dangerosité et potentialise les effets et les interactions entre des produits dont on ne connaît pas la composition.

Les signes physiologiques et psychologiques reliés à l’usage de la cocaïne sont attribuables à ses effets stimulants puissants sur les systèmes nerveux, cardiovasculaire, gastro-intestinal et respiratoire du corps.

 

En effet, l'usage de la cocaïne provoque :

 

-une sensation d’euphorie;

-un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) mais avec une perte de jugement;

-une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim;

-un état de contemplation;

-une poussée d’énergie;

-une accélération de la parole;

-la bouche sèche.

Les effets de la cocaïne sont immédiats et très intenses, ils ressemblent à ceux des amphétamines, mais durent moins longtemps. Ils vont ensuite laisser place à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psycho actifs. Ces effets s’accentuent avec la dose : de fortes doses peuvent en effet entraîner une intensification de la sensation d’euphorie, une forte agitation, un comportement changeant ou violent, des tremblements, une mauvaise coordination, des mouvements convulsifs, des hallucinations, des douleurs ou des pressions dans la poitrine, des nausées, une vision floue, de la fièvre, des spasmes musculaires, des convulsions et la mort.

 

Les effets à court terme, lorsque la cocaïne est consommée de façon épisodique, provoquent :

- Une augmentation du rythme cardiaque (tachycardie), voire troubles du rythme cardiaque;

- Une augmentation de la pression sanguine (hypertension) et de la respiration;

- Des crampes, tremblements, spasmes, crise d’épilepsie;

 

 

 

 

- Des saignements de nez, une anosmie durant 48 heures en cas de prise par voie nasale.

 

Les effets à long terme lorsque la cocaïne est consommée de façon régulière, peuvent provoquer :

- Une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Les tissus insuffisamment irrigués,manquent d'oxygène, et se détériorent (nécrose).C'est notamment souvent le cas de la cloison nasale avec de lésions perforantes chez les usagers réguliers;

- Des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac. D'autant que la consommation de tabac, comme celle de l'alcool, est souvent augmentée lors des prises de cocaïne;

- Chez les personnes plus sensibles, l'usage de cocaïne peut provoquer des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des attaques de panique;

- Une augmentation de l'activité psychique et, par conséquent, des insomnies, des pertes de mémoires et des phases d'excitation;

- Une autre caractéristiques de la cocaïne est de lever les inhibitions,ce qui peut conduire à des actes de violence,des agressions sexuelles,des dépenses compulsives,etc. La sensation de "toute puissance" entraînée par la cocaïne peut engendrer des passages à l'acte.

 

Tous ces effets : agitation, excitabilité extrême, insomnie, méfiance, hallucinations et illusions, perte de poids, constipation, impuissance, difficulté à uriner. Les signes caractéristiques que présente un utilisateur chronique de cocaïne sont une congestion nasale et le nez qui coule, les narines gercées et une atrophie de la cloison nasale avec perte d'olfaction, pouvant mener à une perforation du septum. L'abus de cocaïne peut entraîner la naissance d'enfants au poids sous la normale et des risques plus élevés de mort en couches ou de malformations. On l'associe également à l'arythmie cardiaque, à l'infarctus du myocarde, à l'attaque d'apoplexie et à la mort subite car la cocaïne traverse la barrière placentaire, exposant donc le fœtus à tous ces risques.


Mais à long terme, la cocaïne provoque essentiellement une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une consommation intense de cocaïne tant le besoin d'en reprendre est important.Elle est considérée comme un psychostimulant, car elle peut provoquer une forte dépendance. C’est un puissant stimulant du système nerveux central, mais aussi un vasoconstricteur périphérique. La dépendance à la cocaïne est parfois réversible mais même après un arrêt complet de consommation, il faut attendre de 12 à 18 mois sans rechute pour être considéré comme "guéri".

 

 

 

 

 

 

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